Quelques applications pour la gestion de sa librairie musicale sous Linux. Pt. 1

Lorsqu’on télécharge des musiques depuis Internet en peer to peer (par exemple via Soulseek, dont je ferais un article dessus très prochainement), il arrive que l’on souhaite vérifier ce qu’on nous a refourgué; ce qui s’applique d’ailleurs à tout, à partir du moment où c’est illégal.

Attention ! Ne vous faites pas prendre.

C’est ainsi qu’il existe plusieurs outils pour Linux/GNU permettant de gérer sa librairie musical, c’est à dire, la ranger.
Mince, je ne voulais pas vous faire peur, on va aussi la transcoder dans un autre format pour la transférer sur un smartphone/autre et la synchroniser avec différents appareils.

Spek : Vérifier la came

Lorsqu’on télécharge une musique dans un format lossless, on souhaite être sûr qu’elle n’ait pas été transcodé d’un format avec perte. C’est la que Spek vient dans la partie (disponible sur Debian sous le nom spek).

Une fois téléchargé, il suffit d’ouvrir un fichier audio avec et Spek affichera différentes informations sur son codec ainsi que le spectre audio du fichier. L’analyse du spectre audio permet de vérifier que toute la bande sonore du fichier est présente.  En gros, la chose la plus précieuse à savoir est que le spectre audio remplira toute le spectre audio jusqu’à la valeur maximale autorisée par l’encodage de votre fichier. Une coupure nette signifie que vous pouvez supprimer cet album.

Boogie Belgique - Forever & Ever (FLAC)
Un fichier lossless FLAC se présentera de la sorte.

Pour une analyse plus poussée (mais tout de même très rudimentaire), n’hésitez pas à lire cet article, en anglais, illustrant les différents cas. À noter que le Hip-Hop, très samplé, pourra souvent sembler coupé, sans l’être.

MusicBrainz Picard

MusicBrainz est une base de données communautaire regroupant différentes métadonnées d’albums de musique.
Il est possible, par le biais de son logiciel Picard (comme les surgélés), de scanner votre bibliothèque musicale afin d’affiner ou de corriger les noms d’artistes, d’albums, paroles, etc.

Il est disponible sous le nom picard sur Debian.

C’est un outil puissant mais qui doit être utilisé prudemment, car vous pourriez facilement vous retrouver avec des fichiers perdus.

Après le lancement, sélectionnez votre musique et ouvrez la, vous pourrez ensuite grouper par grappes et lancez l’analyse avec soit Rechercher qui va lire les métadonnées de vos titres et les placer dans l’album correspondant soit avec Analyser qui va générer une empreinte sonore supposée unique à ce titre et la faire correspondre à celle dans la base de données.
Personnellement j’utilise Analyser quand le titre de la musique n’est pas présent.

musicbrainz picard
Gestion de toute une libraire sur Picard

Ensuite libre à vous de vérifier ce que le logiciel a fait ou pas, si vous aimez vivre dangereusement, et de cliquer sur Enregistrer, pour sauvegarder vos modifications.

À bientôt pour la seconde partie où j’aborderais la synchronisation et conversion de la libraire musicale sur différents supports.

Un Spotify presque Premium avec un téléphone rooté.

Vous écoutez Spotify sur votre ordinateur de bureau et aimeriez bien pouvoir en faire autant sur votre smartphone Android ?
Il existe des centaines d’apk quelconques qui pourraient le faire, après voilà, pas tout le monde aime ça.

Pourtant, il est possible de bénéficier d’un Spotify similaire à la version ordinateur et plus particulièrement tablette, où vous n’avez pas la lecture aléatoire imposée d’office. Au final, c’est tout con, il suffit de faire croire à l’application Spotify que votre mobile est une tablette. Dit comme ça, ça peut sembler compliquer, mais c’est plutôt simple.
Lors du premier lancement, Spotify observe la résolution de votre écran pour déterminer quelle version afficher. Ce qu’il suffit de faire donc, c’est de changer la résolution de votre smartphone avec une application.

Le mieux pour cela est d’utiliser Screen Shift, disponible sur F-Droid, qui est simple d’usage, et permet des usages avancés tels que des profils par programmes (utiles pour les joueurs sur des tablettes avec de faibles performances, personnellement je ne joue pas sur mon téléphone).

L’interface de Screen Shift

Ainsi une fois le logiciel lancé et ayant obtenu l’accès root (oui, c’est écrit dans le titre de l’article), il suffit de changer la résolution pour une résolution assez grande puis de lancer Spotify.
Il est nécessaire d’être conscient que changer la résolution de votre appareil va foutre un sacré bordel dans votre écran d’accueil (qu’il faudra bien ranger) et peut risquer de briquer votre beau portable.

Si vous êtes toujours motivés, et vous avez raison, une résolution optimale serait 2160×3840, qui est tout simplement le double d’une résolution normale de mobile. Après avoir lancé Spotify, vous pouvez retourner à votre résolution normale, et notre logiciel favori devrait désormais disposer de plus de fonctions et certainement d’une meilleure interface.

Spotify une fois la manipulation effectuée