Montres connectées

Noël, mon grand-père montre fièrement à la famille sa nouvelle Apple Watch. Il explique comment sa smartwatch lui rend la vie meilleure. Réponse immédiate, je lui fais un discours sur l’hyperconnectivité et mes réticences par rapport à ça, bien que je m’en sache pas grand chose.

Viens le moment des cadeaux, et là, telle fut ma surprise, quand j’ouvre un paquet contenant un traqueur d’activité-montre Nokia (désormais de nouveau Withings) Steel HR. Aïe. Que faire. Je le remercie aimablement sans pouvoir m’empêcher de suggérer que je ne vais certainement pas la porter.

Néanmoins, lors du trajet de retour en voiture, je m’intéresse à ce cadeau.

Tiens, il analyse ma qualité de sommeil. Oh, et il surveille mon pouls. Et il compte mes pas.
C’est tout de même pratique.
Me voici donc, l’emballage ouvert, la montre à mon poignet, prête à fonctionner après une rapide mise-à-jour/configuration/création de compte.
Moi qui pensait ne pas l’ouvrir afin de la revendre…

Donc, pourquoi ne pas faire un retour critique. Un avis de quelqu’un négatif au objets connecté essayant une montre connectée, je n’ai jamais pu voir ça.

Mon expérience commence à l’ouverture, la montre est joliment emballée, le seul accessoire fourni avec est un câble de recharge, propriétaire, bien sûr. Bien que j’ai reçu un bracelet en cuir à part. J’installe l’application, Health Mate et procède à la configuration de ma montre oar Bluetooth.
La création du compte est précédée par une petite lecture/acceptation de la politique de confidentialité : mes informations de compte sont stockées et peuvent être vendues à des tiers. La gestion de données concernant la santé est précisée dans un « supplément », supplément dont tous les liens y redirigeant semblent inexistants. Sur le site américain, c’est plus clair, mes données, — dont mon pouls, mes pas, mon sommeil —, sont collectées, puis peuvent être vendues à des tiers ou utilisées pour ‘afficher des publicités personnalisées (des données telles que la luminosité ambiante et même le bruit peuvent-être collectées selon les produits).
Ouf, j’ai eu peur.

Je dois configurer des objectifs de pas, insérer mon poids, mon sexe et ma taille puis l’application me propose un bref survol des fonctionnalités de ma montre. Me voilà dans le bain.

Contrairement à une smartwatch, un traqueur d’activité n’est pas constamment connecté au téléphone, auquel il se synchronise tout de même régulièrement. Je peux donc voir mes pas, un « score de mon sommeil » ainsi que d’autres données. L’application semble déjà complète mais j’ai également la possibilité d’installer d’autres clients, tel que Samsung Health ou Google Fit. Bien sûr, cela veut dire que mes données seront également sur leur serveurs.

Un programme d’entrainement me permet de me comparer à mes amis ou ma famille s’ils ont l’application installée. Une sorte de course au bien être. Un autre m’aide à préparer ma grossesse ou encore un autre, de planifier mon sommeil. C’est celui ci qui m’intéresse. Dans la description, il est précisé que le programme est approuvé par le docteur Winter. Ouf, je commence.
On m’affiche un article sourcé sur ce que l’auteur appelle le Social Jet Lag. Puis c’est tout. Comment ? On me dit qu’un score de mon décalage de sommeil entre la semaine et le weekend est sera affiché, mon but sera de le baissé. Entre-temps, je dois porter la montre.

Sinon, je peux aussi faire vibrer la montre lorsque je reçois des notifications. Dans ce cas, l’application doit avoir accès au notifications (Tldr. lire leurs contenu) afin de pouvoir les afficher sur la montre. De ce que je lis sur le site, l’affichage est optimisé pour toutes les applications populaire de smartphone avec comme exemple bien sûr, Uber. Bien représentatif de la clientèle cible.

Cut

Pas de vraie fin à cet article, – après l’avoir portée une semaine, je suis insatisfait. J’ai du mal à comprendre qui souhaite voir son rythme cardiaque surveillé sept jours sur sept… Si quelqu’un est intéressé ?